La vie des collages

Oeuvres d’affichistes, de plasticiens, d’artistes des Beaux-Arts, d’écoles de graphisme, de design, d’architecture ou simples traces d’amateurs anonymes, des collages sont régulièrement apposés sur les murs de Nantes, surtout dans le centre-ville. Le plus souvent imprimés sur papier, entre deux peintures uniques faites à la main et directement collées dans la rue, ils s’intègrent à la ville, jouent avec elle et tentent de surprendre les habitants.

De dimensions variables, pouvant aller jusqu’à plusieurs mètres, ces affiches ont un temps de vie limité. Le papier et les encres d’imprimerie ne résistent pas indéfiniment aux intempéries, à la lumière, au temps qui passe. C’est aussi ce qui fait le charme de ces collages, que l’on voit évoluer, s’altérer lentement, finir doucement en petits morceaux, lorsqu’ils ne sont pas déchirés ou arrachés par des mains énervées.

Comme pour les pochoirs, on y croise de tout : des slogans politiques, des bandes dessinées, un bestiaire varié, des portraits de célébrités, des silhouettes farfelues aussi bien que des personnages inconnus.

Un certain Roger Dimanche a fait partie des premiers à marquer le paysage nantais. À partir des années 2000, d’autres noms sont apparus dans la ville, comme Jiem, Panpan, Pain, The Postman Quartet, The Milklady, Jéronimo, Tuvoiscequejveuxdire (alias Carlos), Arti, The Feebles, Le Chakipu, PP et ses légos… Plus récemment, les sérigraphies de Chaé ou de l’association PAN, les collages d’Esdezed, de Mam’zelle Cécile, du collectif La Luna, les photographies de Clément G… ont enrichi les murs. Sans oublier ceux qui restent cachés et soumettent aux passants des affiches diverses et variées, non signées.

 

 

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