quai

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Et puis il y a ce quai, boulevard Gaston Doumergue, qui attire le regard. Situé en plein Nantes, visible de la route et du tramway qui passe sur le pont Aristide Briand, le site interpelle de loin. Impossible de rater le mur coloré qui accueille une multitude de peintures.

Longtemps, des voitures stationnées sur le quai en ont caché la vue. Désormais, on ne voit que ces couleurs qui réchauffent la ville et, de près, des fresques magnifiques. Le long mur en est entièrement, et régulièrement, recouvert. Il offre un visage toujours nouveau, toujours changeant, souvent réjouissant. Une fois qu’on y est passé, là encore, difficile de ne plus y retourner ! Sans vraiment comprendre les graffs, en s’attachant davantage aux personnages, d’abord plus faciles d’accès que les lettrages.

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En 1997, le mur des quais de la Loire, boulevard Gaston Doumergue, est encore brut et vierge. Une nuit, deux graffeurs, Web’s et Shok, y peignent deux chromes, vite remarqués par les autres. La même année, en juillet et en pleine journée, Come décide de braver l’illégalité : entre deux voitures stationnées sur le quai, il effectue la première peinture en couleurs. "En plein milieu du mur bien sûr ! Je m'étale et profite de ce moment historique", se souvient-il.

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Tout au long de l'année, le quai de Loire attire de nombreux passants, des promeneurs du dimanche aussi bien que des passionnés de graffiti. De tous âges, des gens, des jeunes aussi bien que des retraités, s’arrêtent souvent photographier, admirer les fresques, discuter avec les graffeurs. Un spectacle aussi gratuit que les peintures murales éphémères du quai.

 

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Fréquenté depuis vingt ans, le quai de Loire a donné lieu à une multitude de peintures, conservées en photos par les graffeurs. L'occasion de mesurer l'évolution des graffs et des styles. Retour en images.