street art

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Jérôme Maillet, Jéronimo de son nom d’artiste, dépose lui aussi ses œuvres éphémères dans la rue depuis très longtemps. Entre peinture, collage, sérigraphie, linogravure, typographie, son travail est centré sur des personnages et des visages. Membre du Collectif Superpose, qui capture des instantanés du quotidien pour les dessiner et les coller en grand sur les murs, cet architecte nantais s’inspire de la ville, de ses habitants, de rencontres. En 2011, les murs de Dakar en ont fait l’expérience, avec un écho jusqu’à Nantes : des visages venus de la capitale sénégalaise ont été placardés quai Wilson et aux anciens abattoirs de Rezé.

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Le travail de Chaé ne laisse pas indifférent non plus. Un travail qui se décline en pochoirs, peintures mais surtout en collages. Des sériphraphies que l'on retrouve ici et à dans la ville.

 

"Le dessin, le pochoir, la sérigraphie et le volume, exposer mon travail, dans la rue ou ailleurs, voilà en quoi consiste ma pratique artistique, quand j'arrive à lui consacrer du temps.

Dans la rue, je vais souvent coller seul en mode capuche, seau de colle et balayette, une dizaine d'affiches roulées dans le dos, du Biggie dans les oreilles, 2, 3 ou 4 heures du matin, été comme hiver.

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Les Happy Parasites sont un duo de pochoiristes engagés, que l'on croise souvent dans le quartier des Olivettes. En couleurs, leurs affiches rendent hommage à des insectes aussi bien qu'à Hitchcok. Sans oublier les pin-up qu'ils adorent !

 

"L'aventure « pochoir » a commencé pour moi à Rennes un peu avant les élections de 2007... La politique de Nicolas Sarkozy en matière d'insécurité, ainsi que son matraquage médiatique, m'ont donné envie de cracher ma colère. Parallèlement, j'ai découvert le travail du célèbre pochoiriste rennais POCH. Je me suis alors lancé dans ce qui allait devenir un de mes centres d'intérêt privilégié.

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J. The Antiproduct a la rage ! Très engagé, son travail vise le capitalisme, les bourgeois, les religions, l'Etat... De grande qualité, ses pochoirs en couleurs marquent les murs de Nantes et ne passent pas inaperçus !

 

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La petite R5 noire de J. The Antiproduct est très spéciale et attire les regards lorsqu'elle circule ! Elle est en effet entièrement recouverte de pochoirs blancs ! Des pochoirs très politiques, entre figures anarchistes et petites phrases en anglais ou en français. État des lieux !

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Lorsque l’on s’intéresse à l’art urbain, on tombe forcément sur Ernest Pignon-Ernest. Là encore, on cherche, on se documente, on lit, on regarde des vidéos, on remonte le temps. On apprend que dès 1966, il a été le premier à choisir la rue comme support : hanté par Hiroshima et Nagasaki, il crée un parcours de pochoirs sur le plateau d’Albion, où était positionnée la force de frappe atomique française. Depuis, il n’a jamais cessé de diffuser des images sur les murs des villes. Dans des lieux choisis à l’avance, qui font sens, il dépose des dessins originaux au crayon et à l’encre, ou des sérigraphies multipliées à des centaines d’exemplaires.

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Artiste urbain depuis les années 1980, Jef Aérosol, né à Nantes en 1957 sous le nom de Jean-François Perroy, est aussi très connu. S’il a grandi du côté de la butte Sainte-Anne et décroché un bac littéraire au lycée Jules Verne, c’est à Tours qu’il a obtenu son Capes d’anglais et posé son premier pochoir en 1982. « A Nantes, j’avais vu des affiches signées ‘Clic-Clac’. Il y avait aussi un bombage ‘Alertez les bébés’, qui correspondait à une chanson d’Higelin ». La curiosité éveillée, « intrigué » puis « titillé », il s’y met, commence par fabriquer des pochettes de disques et des affiches. Peu à peu, il multiplie les portraits au pochoir avec des anonymes mais surtout des icones rock, des écrivains cultes, des stars du cinéma...

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Jef Aérosol n’est pas le seul parmi ces « artistes de passage » : Poch, Tristan des Limbes, Fred Le Chevalier, Nine Antico, DS, GLC, Karton, Oré, Pole Ka, Damien Paul Gal, Madame Moustache… se sont aussi arrêtés dans la ville. C’est également le cas de Tian, qui évolue entre art contemporain et art urbain.

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Le collectif Nice Art laisse aussi régulièrement son empreinte à Nantes. Depuis 1986, ces artistes parisiens, originaires de Nice, mettent de la poésie sur les murs, entre collages et pochoirs. Musiciens, chanteurs, écrivains, acteurs… sont aussi déclinés en pochoirs sur des disques vinyles. Déposés un peu partout en France et en Europe, ces 33 tours numérotés et signés sont souvent emportés par des curieux, des collectionneurs ou des fans. La suite de leurs aventures est parfois racontée par ceux qui les ont dérobés sur le site du collectif. Si quelqu’un sait ce qu’Audrey Hepburn (aperçue rue des Olivettes) et Arthur Rimbaud (sur l’île de Nantes) sont devenus…

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Depuis les années 1980, le peintre Paul Bloas dépose lui aussi son travail à Nantes. Régulièrement, il y créé la surprise avec ses immenses peintures colorées de 2 X 3, 80 m. Des géants en papier surgissent soudain au coin des rues, sur le port, sur le quai Wilson, le quai des Antilles, le blockhaus DY10… D’autres apparaissent à Rennes, Paris et Brest, où réside l’artiste. Ces silhouettes colossales disparaissent avec le temps, les intempéries ou la main des hommes mais laissent souvent des traces dans les mémoires tant elles sont impressionnantes.