street art

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Des pochoirs de tous formats (avec phrases, slogans politiques, personnages, animaux, objets divers et variés) surgissent régulièrement sur les murs nantais, sur les trottoirs et même sur des escaliers. Certains sont rapidement effacés, d’autres, tout petits ou bien cachés, perdurent. Peut-être pas des siècles comme dans la grotte de Chauvet où il reste l’empreinte d’une main soufflée avec un pigment, mais quelques années du moins !

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Les pochoirs politiques envahissent les murs, souvent en lien avec l'actualité. Petit tour d'horizon.

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De nombreux animaux sont dessinés au pochoir. Petit tour dans ce bestiaire, en noir et blanc ou en couleur. Au menu : chats, chiens, zèbres, girafes, souris, oiseaux, lapins...

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Parmi les pochoirs, on trouve aussi un peu de tout, des thèmes aussi divers que des carottes, une main et un papillon, des mobylettes... Sans oublier de nombreuses petites phrases. Exemples.

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Parmi les collages, pochoirs, affiches, autocollants…, certains retiennent davantage l’attention que d’autres : qualité du travail, pertinence, originalité, omniprésence. Des artistes de rue ne font qu’un court passage sur les murs puis disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. D’autres s’inscrivent dans la durée. On finit par les repérer, les chercher, les croiser. Et c’est ainsi que des rencontres se font.

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Philippe Chevrinais, qui vit à Trentemoult, est dans une autre démarche artistique. Depuis 2004, cet ancien des Beaux-Arts fait partie des rares plasticiens en France à investir l’espace public en pratiquant ce que l’on appelle le « reverse graffiti » (« graffiti soustractif ») ou le « clean graffiti ». En toute simplicité autour d’un café, il explique cette technique vieille comme le monde : il s’agit d’enlever la saleté sur les murs ou autres surfaces, comme on dessine un bonhomme sur la vitre sale d’une voiture. Là, Philippe Chevrinais soumet un pochoir au karcher pour faire apparaître un personnage ou un motif sur le mur.

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Singulière est la pratique de The Blind, issu lui aussi des Beaux-Arts de Nantes. Depuis 2004, il est le seul artiste français à faire de « la signalétique pour aveugles. » Autrement dit, il pose du braille sur les murs. On y voit régulièrement des petites demi-sphères en plâtre qui font office de lettres. Le message est incompréhensible pour les non-initiés. Mais lorsque l’explication est livrée, on en mesure toute la pertinence et la drôlerie, en fonction du lieu choisi. Les sites sont en effet toujours étudiés à l’avance et les petites phrases font sens. Exemples à Paris : « Vu et revu » au Trocadéro, « L’art te touche ? » sur le palais de Tokyo, « Broyer du noir » dans les catacombes.

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« Livreur d’images », The Postman Quartet est incontournable dans le paysage nantais. Ses collages, mais surtout ses stickers, sont partout ! Depuis dix ans, il arpente la ville pour y diffuser une « publicité » qui n’a rien à vendre, incroyable ! En couleur ou en noir et blanc, de toutes tailles, ses autocollants et ses affiches vivent souvent de longs mois. On en voit régulièrement sur divers supports : murs, panneaux d’affichage, gouttières, boîtes aux lettres, poubelles, armoires EDF, poteaux… L’occasion de croiser un facteur et des majorettes en papier, d’entrer dans le monde de la fête foraine et des carrousels, de découvrir le vélocipède sous toutes ses facettes ou de prendre le train sur des stickers.

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Proche de The Postman Quartet, The Milklady est un nouveau produit laitier à déguster sur des mosaïques, des affiches, des sérigraphies et des pochoirs. Depuis plusieurs années, l’artiste-graphiste distille dans la ville des bouteilles avec des vaches, invite à boire du lait ou à « Votez Milklady ». La laitière nantaise la plus connue des murs de l’Ouest se fait plus rare ces derniers temps mais les murs nantais portent encore la trace de son passage remarqué. Il faut juste lever la tête en marchant, et chercher sur les hauteurs des murs.

 

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Plaisir de l’observation, questionnement, réaction… C’est ce que proposent les artistes nantais aux habitants et passants qui circulent dans la ville, où les dessins du collectif le Chakipu ne passent pas inaperçus non plus.

"Le Chakipu est une association de dessinateurs de BD, née en 2006. D'aucuns diront que ce sont des petits cons qui se la racontent, d'autres que ce sont de joyeux camarades de fort bonne compagnie. Enfin, certains ne nous connaissent pas ou s'en moquent ! Notre travail repose plus sur la création d'un fanzine éponyme, mais des fois on colle des trucs sur les murs parce qu’on aime bien ça. Voilà !"

Le Chakipu