Persu

sarah, guilbaud, nantes, streetart, graffiti

En regardant les fresques prendre forme sur des murs, l’envers du décor s’ouvre peu à peu. On voit des graffeurs arriver sur un site à pied, à vélo ou en scooter, chargés d’un lourd sac à dos, toujours habillés de vêtements tachés par les couleurs. On découvre des coffres de voitures remplis de matériel, d’échelles, de pinceaux et de rouleaux, de pots de peinture, de bombes aérosols, de vaporisateurs, de canettes de bières et de bouteilles d’eau quand il fait trop chaud. On entend parler d’extincteurs et de « caps », les embouts des bombes aérosols. On assiste à la préparation du mur, d’abord enduit d’une simple peinture monochrome pour obtenir un fond, encadrer le graff à venir et en faire ressortir les tracés.

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Des brasseries de La Meuse au quai de Loire, en passant par les friches, Persu est partout ! Chaque année, il laisse une grande quantité de graffs sur son passage. Il revient ici sur son parcours, d'Auxerres à Nantes.

 

"Je viens de la ville fantôme Auxerre, son club de foot, ses discothèques à crétins, sa cathédrale… J'ai découvert le graffiti quand j'y habitais, en lisant “Métal Hurlant”, un magazine de BD à l'esprit bien Rock'n'Roll. Un article intitulé "La nuit des Murs Vivants" parlait de Bando, Mode2, des BBC et du fameux terrain de Stalingrad à Paris.