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« Livreur d’images », The Postman Quartet est incontournable dans le paysage nantais. Ses collages, mais surtout ses stickers, sont partout ! Depuis dix ans, il arpente la ville pour y diffuser une « publicité » qui n’a rien à vendre, incroyable ! En couleur ou en noir et blanc, de toutes tailles, ses autocollants et ses affiches vivent souvent de longs mois. On en voit régulièrement sur divers supports : murs, panneaux d’affichage, gouttières, boîtes aux lettres, poubelles, armoires EDF, poteaux… L’occasion de croiser un facteur et des majorettes en papier, d’entrer dans le monde de la fête foraine et des carrousels, de découvrir le vélocipède sous toutes ses facettes ou de prendre le train sur des stickers.

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Proche de The Postman Quartet, The Milklady est un nouveau produit laitier à déguster sur des mosaïques, des affiches, des sérigraphies et des pochoirs. Depuis plusieurs années, l’artiste-graphiste distille dans la ville des bouteilles avec des vaches, invite à boire du lait ou à « Votez Milklady ». La laitière nantaise la plus connue des murs de l’Ouest se fait plus rare ces derniers temps mais les murs nantais portent encore la trace de son passage remarqué. Il faut juste lever la tête en marchant, et chercher sur les hauteurs des murs.

 

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Plaisir de l’observation, questionnement, réaction… C’est ce que proposent les artistes nantais aux habitants et passants qui circulent dans la ville, où les dessins du collectif le Chakipu ne passent pas inaperçus non plus.

"Le Chakipu est une association de dessinateurs de BD, née en 2006. D'aucuns diront que ce sont des petits cons qui se la racontent, d'autres que ce sont de joyeux camarades de fort bonne compagnie. Enfin, certains ne nous connaissent pas ou s'en moquent ! Notre travail repose plus sur la création d'un fanzine éponyme, mais des fois on colle des trucs sur les murs parce qu’on aime bien ça. Voilà !"

Le Chakipu

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Jérôme Maillet, Jéronimo de son nom d’artiste, dépose lui aussi ses œuvres éphémères dans la rue depuis très longtemps. Entre peinture, collage, sérigraphie, linogravure, typographie, son travail est centré sur des personnages et des visages. Membre du Collectif Superpose, qui capture des instantanés du quotidien pour les dessiner et les coller en grand sur les murs, cet architecte nantais s’inspire de la ville, de ses habitants, de rencontres. En 2011, les murs de Dakar en ont fait l’expérience, avec un écho jusqu’à Nantes : des visages venus de la capitale sénégalaise ont été placardés quai Wilson et aux anciens abattoirs de Rezé.

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Le travail de Chaé ne laisse pas indifférent non plus. Un travail qui se décline en pochoirs, peintures mais surtout en collages. Des sériphraphies que l'on retrouve ici et à dans la ville.

 

"Le dessin, le pochoir, la sérigraphie et le volume, exposer mon travail, dans la rue ou ailleurs, voilà en quoi consiste ma pratique artistique, quand j'arrive à lui consacrer du temps.

Dans la rue, je vais souvent coller seul en mode capuche, seau de colle et balayette, une dizaine d'affiches roulées dans le dos, du Biggie dans les oreilles, 2, 3 ou 4 heures du matin, été comme hiver.

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Les Happy Parasites sont un duo de pochoiristes engagés, que l'on croise souvent dans le quartier des Olivettes. En couleurs, leurs affiches rendent hommage à des insectes aussi bien qu'à Hitchcok. Sans oublier les pin-up qu'ils adorent !

 

"L'aventure « pochoir » a commencé pour moi à Rennes un peu avant les élections de 2007... La politique de Nicolas Sarkozy en matière d'insécurité, ainsi que son matraquage médiatique, m'ont donné envie de cracher ma colère. Parallèlement, j'ai découvert le travail du célèbre pochoiriste rennais POCH. Je me suis alors lancé dans ce qui allait devenir un de mes centres d'intérêt privilégié.

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J. The Antiproduct a la rage ! Très engagé, son travail vise le capitalisme, les bourgeois, les religions, l'Etat... De grande qualité, ses pochoirs en couleurs marquent les murs de Nantes et ne passent pas inaperçus !

 

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La petite R5 noire de J. The Antiproduct est très spéciale et attire les regards lorsqu'elle circule ! Elle est en effet entièrement recouverte de pochoirs blancs ! Des pochoirs très politiques, entre figures anarchistes et petites phrases en anglais ou en français. État des lieux !

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Lorsque l’on s’intéresse à l’art urbain, on tombe forcément sur Ernest Pignon-Ernest. Là encore, on cherche, on se documente, on lit, on regarde des vidéos, on remonte le temps. On apprend que dès 1966, il a été le premier à choisir la rue comme support : hanté par Hiroshima et Nagasaki, il crée un parcours de pochoirs sur le plateau d’Albion, où était positionnée la force de frappe atomique française. Depuis, il n’a jamais cessé de diffuser des images sur les murs des villes. Dans des lieux choisis à l’avance, qui font sens, il dépose des dessins originaux au crayon et à l’encre, ou des sérigraphies multipliées à des centaines d’exemplaires.

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Artiste urbain depuis les années 1980, Jef Aérosol, né à Nantes en 1957 sous le nom de Jean-François Perroy, est aussi très connu. S’il a grandi du côté de la butte Sainte-Anne et décroché un bac littéraire au lycée Jules Verne, c’est à Tours qu’il a obtenu son Capes d’anglais et posé son premier pochoir en 1982. « A Nantes, j’avais vu des affiches signées ‘Clic-Clac’. Il y avait aussi un bombage ‘Alertez les bébés’, qui correspondait à une chanson d’Higelin ». La curiosité éveillée, « intrigué » puis « titillé », il s’y met, commence par fabriquer des pochettes de disques et des affiches. Peu à peu, il multiplie les portraits au pochoir avec des anonymes mais surtout des icones rock, des écrivains cultes, des stars du cinéma...