graffeurs nantais

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Smoka découvre le graffiti dans les années 1990. A son tour il s'y met. En 1998, il se lance à l'assaut des murs de sa région natale de Bretagne. Puis à Nantes, où ses lettrages qui explosent de couleurs ne passent pas inaperçus. De la 3D aux blocs imposants, son travail ne laisse vraiment pas indifférent. Il en parle en quelques lignes.

 

"Je peins des lettres sur les murs depuis 1998 avant tout parce que j'adore ça. 

J'appréhende mes lettres comme on pourrait travailler des personnages, à travers les postures, les textures ou les lumières.

J'aime quand mes pièces sont vivantes, agressives, explosives et attrayantes."

Smoka

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Membre du crew OOC dont il est co-fondateur, Meyer est aussi un graffeur nantais dont on entend parler. Depuis 1998, les murs n'ont plus de secrets pour lui, le graff non plus. Son style bien à lui, qu'il décline entre tags, flops, blocs ou pièces pleines de couleurs, produit une forte impression. Ses lettrages, et parfois des personnages, invitent ainsi dans un univers particulier, qui ne laisse pas insensible. Précisions.

 

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Peintre-illustrateur, Pedro s'est tourné vers la pratique du muralisme. L'occasion de jouer avec les couleurs, les formes et les matières. Son univers est peuplé d’un bestiaire, où tour à tour l’animal est figure humaine et l’homme un animal. Chiens, loups, renards, chevaux, oiseaux, poissons..., tout y passe ! Entre abstraction et figuration, son travail mélange les techniques de peinture classique et la pratique du spray. Pedro est par ailleurs membre de l'association 100 Pression.

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Come connaît bien l'histoire du graffiti à Nantes. Il raconte ici "17 ans de « peinture passionnelle".

 

"Né en 1972 à Saint Nazaire, j’ai découvert le graffiti dans les années 1987-1989, en lisant notamment un article sur la première vague de graffeurs parisiens (Bando, Boxer, Mode2, The Chrome Angelz…). Je me suis pris une claque et l'idée de faire un graff a commencé à me trotter dans la tête.

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Web’s, graffeur de la première génération, est toujours présent sur la scène graffiti nantaise, avec son lettrage en 3D si particulier et reconnaissable. Lui aussi ouvre de vieilles boites de chaussures, en sort des photos qui commencent à dater, raconte.

 

"J'ai commencé par le tag en 1988. J'avais déjà découvert la culture hip hop et surtout le breakdance grâce à la télé (« H.I.P. H.O.P. » avec Sidney), le film « Beat Street » et les cassettes de rap qui tournaient dans mon quartier. Pendant deux ans, j'ai utilisé plusieurs noms.

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En 1999, des graffeurs se souviennent de l’apparition de nouveaux tags et de «l’entrée fracassante» dans la ville des 16$, crew formé par Ser, D.Click, Dewe, Sade, Shino, Mad, Shear... Et l’on n’en finit plus de se perdre dans les blazes et le nom parfois incroyable des bandes : « Acrolicks Calygraphyk » (AC), « Another Happy Day » (AHD), « BièRe » (BR), « Just Write » (JW), « MiXTür » (MXT), « Savate Les Kékés » (SLK), « Nantes HardKore » (NHK), « Prêt à Retourner Tout » (Par2), « Happy Family » (HF), « Pur Malt » (PM), « Bande de Morveux » (B2M) ou « Out of Control » (OOC).

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De nouveaux crews ont fait leur apparition cette dernière décennie, comme les BBQ, les BC (devenus HSB), les E2S, C29 ou Twor. Tous occupent le terrain, qu’il soit vague ou légal, et en mettent plein la vue avec leurs peintures. Et c’est ainsi que d’un graffeur à un autre, on perçoit mieux la démarche de tous ces collectifs. Les BBQ sont composés de Dipse, Smoka, Otar, Farke, Buléa, Ogryl, Frote, Ralbol, Seim et Kames.