Une multitude de pochoirs

Des pochoirs de tous formats (avec phrases, slogans politiques, personnages, animaux, objets divers et variés) surgissent régulièrement sur les murs nantais, sur les trottoirs et même sur des escaliers. Certains sont rapidement effacés, d’autres, tout petits ou bien cachés, perdurent. Peut-être pas des siècles comme dans la grotte de Chauvet où il reste l’empreinte d’une main soufflée avec un pigment, mais quelques années du moins !

Utilisée à des fins utilitaires, cette technique est accaparée depuis des siècles par la publicité, l’industrie (marquages d’objets, de conteneurs, d’obus, de palettes de transport...) et pour la signalétique de l’espace public. C’est le cas pour la numérotation des maisons de rue, les marquages au sol, les interdictions multiples, dont le fameux « Défense d’afficher - Loi du 21 juillet 1881 » !

Support de slogans politiques, le pochoir est ensuite devenu un moyen de communication visuelle. Une matrice recouverte de peinture ou de bombe aérosol permet de reproduire dessin et lettrage, en noir et blanc ou en couleur. Images et slogans ont ainsi progressivement envahi les murs de façon sauvage et clandestine. En mai 68, il n’y avait pas que des affiches, des tracts et des écrits !

Depuis les années 1980, de nombreux artistes de rue et des anonymes se sont particulièrement emparés de ce support pour diffuser leur message visuel ou écrit. C’est aussi le cas de nombreux groupes de punk/rock dans les années 80, comme la Mano Negra et son fameux logo réalisé pour son premier 45 tours.

Rapidité d’exécution, reproduction fidèle d’un modèle prédécoupé, possibilité de varier les tailles et les couleurs, de décliner plusieurs fois le même pochoir sur des supports variables… expliquent le succès de cette technique, aujourd’hui incontournable dans l’art urbain et le paysage nantais !

 

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