Un plan de lutte contre les tags

A Nantes, “un plan d’action de lutte contre les graffiti”a été mis en place par la communauté urbaine : tous les tags et les graffs qui ne sont pas sur des murs légaux sont systématiquement effacés. Depuis avril 2002, six équipes spécialisées sont chargées de cette tache quotidienne dans le centre ville. En janvier 2003, le dispositif a été complété avec des entreprises privées, missionnées pour le nettoyage des autres quartiers.

Depuis décembre 2009, un “plan anti-tag” a également été inscrit dans le contrat local de sécurité, en lien avec la police nationale. Avec un objectif précis : réduire les surfaces taguées. “La Ville de Nantes, comme la plupart des grandes agglomérations françaises, est confrontée à une augmentation des surfaces dégradées par tags. L’impact de ce phénomène est important sur la population. Le tag est perçu comme une atteinte personnelle par les propriétaires de biens tagués et comme une nuisance esthétique par les citadins. L’espace tagué concoure aussi au sentiment d’insécurité par la création d’un environnement dégradé pouvant être perçu comme abandonné ou marqué par une présence délinquante. Le coût du « détaguage » est enfin significatif, concourant également à rendre nécessaire une prise en compte renforcée de cette problématique », mentionne ce plan.

Le nettoyage s’élève en effet à plus d’un million d’euros par an et fait face à une réalité : « les surfaces ‘détaguées’ sont en constante progression depuis près de 10 ans. Les moyens de lutte contre les tags et de nettoyage des surfaces sont importants, variés et éprouvés. Les surfaces taguées n’en continuent pas moins à croître, ce qui interroge sur la nécessité de réactiver et d’améliorer ces dispositifs en affirmant une ligne d’action claire et fédératrice fondée sur le rappel de la loi ». Le plan anti-tag prévoit donc de “systématiser les réponses judiciaires aux dégradations par tags » et de « sensibiliser à la lutte contre les tags au sein même de la culture hip-hop ».

En réalité, et même si les moyens techniques s’affinent pour dissuader les tagueurs (utilisation de vernis, de films plastiques, de peinture anti-tags...), il n’est guère évident de mettre un terme à une pratique née il y a plus de 40 ans et qui s’est répandue à grande vitesse dans le monde entier.

 

Commentaires

Indépendamment de toue considération politique, la maire de Nantes poursuit une politique efficace de "détagage". Sur les vielles maisons de l'ïle de Nantes (Beaulieu) les tags sauvages, inesthétiques, stupides, amateurs (dans le mauvais sens du terme), ne tiennent pas plus de huit jours, voire deux jours si nous demandons nous-mêmes l'intervention des services municipaux.

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